Les disques MS-DOS vus par Apple

Résumé : Comment Apple gère les volumes MS-DOS. Pourquoi il est nécessaire qu'un professionnel utilise des outils spécifiques pour gérer un disque MS-DOS sur lequel des fichiers Macintosh ont été copiés.
 

Les Macintosh savent lire/écrire les disques MS-DOS

Tout le monde sait cela. Placez une disquette ou un disque MS-DOS dans un ordinateur Macintosh et, le plus souvent, vous ne voyez pas la différence par rapport à un support Macintosh. Les ingénieurs d'Apple ont fait un bon travail dans la gestion de ce système de fichiers. Il est même possible de copier un fichier Macintosh spécifique comme un programme ou un fichier de police sur une disquette MS-DOS, puis de le copier en retour sur le disque Macintosh sans perdre aucun de ses éléments.

Comment est-ce possible ?

Pour ce faire, le système crée dans chaque sous-répertoire deux éléments cachés, un fichier intitulé "finder.dat" et un sous-répertoire intitulé "resource.frk". Le fichier contient une table avec le nom long et le nom court de chacun des fichiers et répertoires, ainsi que la signature des fichiers. La branche des données est stockée dans le répertoire visible sous le nom principal du fichier (nom court commençant par l'innénarrable point d'exclamation jusqu'à la version 7.x du système, nom long depuis la version 8.x). La branche de ressources est stockée dans le sous-répertoire sous un nom court tronqué (jamais d'extension). Lorsqu'un fichier comporte une branche de données de longueur nulle, le fichier visible est de longueur zéro. Suivant les versions d'Echanges PC-Mac, Compatibilité PC-Mac, Migration PC-Mac, Compatibilité Mac-PC, Migration Mac-PC, le répertoire contient ou ne contient pas une branche de ressources de longueur nulle pour les fichiers Macintosh qui étaient dans ce cas.

Que voit-on en arrivant sur un PC ?

En arrivant sur le PC, le volume MS-DOS sur lequel on a transcrit des fichiers Macintosh présente un comportement normal. L'utilisateur innocent observe cependant que les fichiers ne comportent pas les icônes descriptives auxquelles il est désormais accoutumé. Par exemple, un fichier Word annoncé par un correspondant se présente avec l'icône générique de Windows et l'utilisateur a beau cliquer sur celle-ci, il obtient des messages mystérieux énonçant que le type de fichier n'est pas enregistré...
Il aurait fallu que l'utilisateur Macintosh pense à enregistrer ses fichiers avec une extension spéciale pour que son interlocuteur puisse travailler confortablement.
Voilà pour les fichiers de données... La situation serait encore plus compliquée dans le cas d'un travail d'une certaine ampleur, par exemple une maquette de PAO sous Xpress et ses nombreuses images incluses...

Et les polices ?

Les polices de caractères ne sont d'ailleurs qu'une illustration du problème plus général des ressources des fichiers Macintosh. Les polices sont en effet contenues non pas dans la branche de données, mais dans la branche de resources. Cette branche est placée dans le répertoire caché "resource.frk".
L'utilisateur peu informé n'y pense pas, copie ses fichiers directement visibles dans le répertoire de destination (ceux qui sont placés dans les répertoires qui portent le même nom que sur le Macintosh, par exemple un dossier bêtement appelé "Polices" ; il avait justement choisi ce nom-là pour ne pas se tromper !) . Et il vient ensuite s'étonner d'obtenir des fichiers de longueur nulle.

Est-ce grave, docteur ?

Ces deux types de problèmes, s'ils sont relativement bénins dans le cas des échanges ponctuels de fichiers, justifient à eux seuls l'acquisition d'un véritable programme de transfert de données entre Macintosh et PC dès lors que l'on utilise son ordinateur comme un outil de travail et non pas de loisirs.
Avez-vous imaginé le coût réel de certains épisodes pourtant très courants ? Un maquettiste qui passe une matinée à identifier ses fichiers d'images est à tout le moins improductif... Un opérateur qui doit vérifier toute une brochure pour identifier les problèmes de chasse après un changement de police, simplement parce que l'on n'a pas pu utiliser la bonne police que l'interlocuteur avait pourtant bien promis de mettre sur la cartouche Zip...
Nous pourrions continuer longtemps sur ce registre...

Quelle est la solution ?

Depuis sa version 5, MacDisk gère aussi ce type de supports. Nous avons été amenés à coder ces fonctions pour répondre à la demande des utilisateurs actuels et potentiels, qui sont toujours surpris de voir un disque "Macintosh" qui s'ouvre dans l'Explorateur de Windows mais qui se comporte curieusement...
Pourquoi ne pas télécharger une version de démonstration dès maintenant pour constater vous-même la différence ?

 
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